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e-santé/culture santé

Avec l’apparition des nouvelles technologies, l’e-santé tente de séduire les Français.

Même si le médecin de famille demeure  le professionnel ‘référent’ en matière de santé, les Français commencent désormais à intégrer le digital et l’e-santé dans leur quotidien.

D’après un sondage Sofrès de 2013, plus d’un Français sur deux rechercheraient des informations de santé sur internet et l’e-santé commence à être plébiscitée par un grand nombre de consommateurs(1). Balances, montres, bracelets ; l’offre ne cesse de s’étoffer et la valeur du marché pèsera 500 M€ en 2016 selon une étude Xerfi (2).

L’émergence des applications et des objets connectés

De nombreuses firmes se développent sur ce créneau de l’e-santé et y voient une réelle opportunité tant sur plan humain que financier. Le segment de la Santé et du Bien-être comprend quatre catégories de produits selon une étude IFOP (3) (Institut français d’opinion publique) :

  • Les balances connectées, (13,3% de parts de marché (PDM)) : Ihealth, Withings, Terraillon, Fitbit. Il suffit de monter sur la balance et les données sont automatiquement transformées en graphiques intuitifs consultables depuis un smartphone.
  • Les montres connectées, (46% de PDM) : Samsung, Sony et récemment Apple. En plus de fonctionnalités comme la réception de notifications, elles peuvent ouvrir des possibilités en matière de tracking d’activité et de sport, en affichant la distance parcourue ou le nombre de calories brûlées.
  • Les traqueurs d’activités (33% de PDM) : tel que Nike qui a grandement participé à leur démocratisation en les implantant directement dans les chaussures dédiées à la course à pied.
  • Les tensiomètres connectés (16% de PDM) : Withings. Ils servent à recouper toutes les mesures prises et aussi à rappeler le moment de la journée ou l’utilisateur doit prendre sa tension.
  • Autres : Il existe bien d’autres objets comme les glucomètres, les thermomètres connectés et autres ‘analyseurs du sommeil’… Régulièrement, de nouveaux objets connectés font leur apparition sur le marché.

Une autre catégorie non citée concerne évidemment le smartphone, qui possède pléthore d’applications téléchargeables sur les stores. Il reste l’objet le plus utilisé en e-santé et possède, pour la majorité des modèles, des synergies avec d’autres appareils connectés. Parmi les nombreuses applications, citons : MyFitnessPal qui  mesure la valeur calorique des repas ou Runtastic qui décortique les performances sportives.

Tous ces appareils et applications cités plus haut sont majoritairement dédiés à la collecte de données et symbolisent  l’émergence de deux phénomènes de société : le « quantified-self et le « self-tracking** ».

Utilisation des données collectées

Le marché des objets connectés et l’e-santé est renforcé par l’émergence d’une nouvelle tendance: « le quantified-self». Cette tendance d’auto mesure se définie comme la collecte et l’utilisation d’informations personnelles recueillies par le biais d’objets connectés. Le « self tracking » quant à lui, représente le  partage de données sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. On peut  ainsi, par exemple, partager son dernier parcours de course à pied et montrer ses progrès à ses amis.

Deux questions se posent alors : quels bénéfices retire l’utilisateur de ces données collectées et sont-elles bien sécurisées de par leurs partages sur la toile?

Optisantis, une startup spécialisée dans le domaine de l’e-santé répond à ces interrogations avec son système unique de coaching ‘prévention santé’. Disponible sur ordinateur, tablette et smartphone, OptiSantis propose un réel accompagnement bien au-delà de la simple collecte de données. Elle a fait de la prévention santé sa priorité en proposant des programmes de coaching personnalisés et strictement  adaptés au profil de l’utilisateur.

Toutefois, quand est-il de de la sécurité de ces données ? Les données de sécurité sont considérées comme des informations personnelles et sensibles. A ce titre, elles sont soumises à un haut niveau de sécurité physique et technique. Des hébergeurs spécialisés en données de santé existent et peuvent être certifiés ISO27001. Afin d’attester de la véracité des informations médicales et plus généralement relatives à la santé disponibles sur Internet, un label à vu le jour il y a quelques années. Créé par l’association Health On the Net Foundation le label HONcode est aujourd’hui un vrai gage de qualité et de confiance.

Les consommateurs sont donc prêts à intégrer le monde de l’e-santé, cependant la sécurité aura un rôle essentiel à jouer pour les convaincre.


Traduction

* : Auto-mesure   ** : Auto-suivi

Sources
  • Xerfi (2014) : « Le marché des objets connectés » [Base de données] Journal du Net [Distributeur] Récupéré à partir de http://www.xerfi.com/presentationetude/Le-marche-des-objets-connectes_4EEE16
  • IFOP (2013) : « Les Objets connectés, au centre d’un nouvel écosystème de Santé ? » [Base de données] Atelier BNP Paribas [Distributeur] Récupéré à partir de http://www.ifop.com/media/poll/2426-1-study_file.pdf

2 Comments

  1. Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

  2. […] L'e-santé est en train de révolutionner le quotidien des Français, sont-ils prêts à opérer un changement radical ?  […]

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